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1 semaine pour et avec La Bascule
UdN
universitedunous
mai 3, 2019
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Du 1er au 5 avril dernier, l’Université du Nous a animé un séminaire exceptionnel de lancement de l’équipe opérationnelle de La Bascule à Pontivy. Dans une posture de transmettrices, de “métaviseurs” et de facilitatrices du processus général de structuration, nous avons accompagné l’émergence de cette organisation atypique, mouvement de lobbying citoyen pour inverser le rapport de force et amorcer, enfin, une véritable transition écologique et sociale en France.

 

Nos motivations à participer

L’UdN considère qu’il est toujours nécessaire que les acteur·rices et partenaires d’un même projet trouvent “l’espace du dévoilement” pour se dire. Coopérer, pour nous, passe par la conscience que la coopération n’est pas un acte de bonne foi, généreux et engagé, mais davantage la réponse à un besoin de l’individu·e, du groupe ou de l’organisation. Aussi, si l’UdN a souhaité coopérer au projet La Bascule, elle a d’abord identifié ses propres motivations et ce qu’elle souhaitait nourrir de personnel dans cette aventure.

Nous avons identifié et ressenti comment ce projet venait servir notre Raison d’Être actuelle (Faire Humanité / Explorer la posture de coopération / Cultiver les communs).

Et plus précisément :

  1. La Bascule est un projet que certains d’entre nous pourraient qualifier d’un peu fou, très intuitif, pas très construit, dans une énergie de « révolution » qui est dans l’air du temps (il n’est plus temps de discuter ou d’imaginer comment nous pourrions faire ensemble, il est temps de le faire). C’est cette énergie que nous ressentons et reconnaissons comme proche de celle qui a construit l’UdN.
  2. Depuis ses début (10 ans), l’UdN cherche ce qui pourrait permettre aux organisations dites de Transition (tous les champs confondus) de réellement coopérer au service d’une Raison d’Être plus grande que leurs Raisons d’Être individuelles. Autrement dit, de coopérer pour une transformation sociétale de masse (changement d’échelle). C’est ce que nous appelons la supra-organisation, ou l’archipellisation de nos mouvements, de nos organisations, de nos structures…  Cette forme de puissance attendue et recherchée dans la transition ne serait pas une organisation supérieure, ni la centralisation d’un pouvoir bienfaiteur, sage ou légitimé par ses valeurs. Ça ne peut pas non plus être une organisation de très grande taille qui engloberait toutes les autres. Il nous semble qu’il s’agit plutôt d’une forme d’organisation en réseau organique, biomimétique, un réseau intelligent et agile, dont la gouvernance découlerait d’une pratique, d’une culture commune du faire-ensemble, telle que nous la pratiquons avec :
  •    une souveraineté des acteurs et actrices,
  •    un cercle de coordination de l’action et décisions s’appuyant sur un pouvoir DE (faire/agir) et non sur un pouvoir SUR (l’autre),
  •    une posture humaniste et au-delà (inclusif de ce qui est autre qu’”humain”, passer du visible à l’invisible),
  •    une capacité d’apprentissage par itération et par une culture des communs de la connaissance,
  •    une volonté de mutualisation et de différenciation des actrices et acteurs,
  •    l’intelligence collective et la gouvernance partagée comme fondement, garanti par des conditions de non-contrôle individuel et collectif.
  1.  Nous ressentons depuis quelques années la nécessité d’apprendre à animer des évènements avec des grands groupes, sur des temps courts, et qui pourraient avoir le même impact individuel et collectif que nos séminaires actuels qui gèrent des groupes de 10 à 45 participant·e·s. En effet, des mouvements émergent (type La Bascule) et ont besoin de s’organiser de plus en plus vite et avec de plus en plus de personnes.

Il nous faut changer d’échelle. Créer des expériences transformantes et apprenantes pour des grands groupes (de 100 à 500, voire 1000 personnes) nous semble une clé pour l’avenir.

6 mois pour La bascule - Université du Nous - Gouvernance Partagée - avril 2019

Les accompagnements sur le long court et le travail de posture minutieux que l’UdN réalise avec les individu·e·s et les organisations sont précieux, mais doit trouver un autre rythme. Depuis 2 ans, nous mettons de l’énergie sur une nouvelle façon d’accompagner (Accompagner à s’accompagner soi-même). Le projet des Jardinier·e·s du Nous, qui entrevoit la construction d’une communauté auto-apprenante – souveraine et tournée vers le bien commun – est une tentative vers ce changement d’échelle. De même, les MOOC (formation de masse en ligne avec des soutiens par webinaires) et la création de groupes de pairs en Codev nommés « jardins » sont de nouvelles formes d’essaimages rapides et efficients répondant à notre stratégie actuelle.

  1.  Le projet La Bascule est aussi l’occasion de tenter la posture de coopération entre les organisations. Les enjeux sont élevés, la découverte d’une nouvelle manière de faire-ensemble le sera tout autant. Par là-même, Il est important que notre participation puisse aussi servir un apprentissage et une capitalisation (work in progress géant), afin d’acculturer a posteriori un maximum d’individu·e·s et d’organisations. Notre intention est de générer une communauté d’acteurs et inspiratrices de cette culture du faire-ensemble, par la réalisation de “communs de la connaissance” en open source.

En résumé : le résultat visé ou plus précisément l’ambition du projet La Bascule (à 6 mois) nous intéresse par son énergie (révolution/action/urgence/détermination), par son intensité (70 jeunes engagé·e·s, la personnalité et l’énergie de Maxime de Rostolan – en tant que personne source) et par son ambition politique et philosophique de transformation sociétale.

L’ensemble constituait pour nous les ingrédients d’un challenge à relever, d’une expérience unique que nous souhaitions servir pour le projet de La Bascule et plus largement pour notre société.

Le séminaire La Bascule

Nous avons donc proposé 5 jours de co-animation en gouvernance partagée, avec 70 participant·e·s et une équipe de 7 personnes de l’Université du Nous.

En posant le cadre du faire-ensemble, en créant le Nous, en leur permettant de se rencontrer autrement, dans le cœur et le corps, en leur faisant découvrir les outils et postures de la gouvernance partagée dans une recherche d’équilibre entre l’horizontalité, une saine verticalité et la profondeur de notre humanité… nous leur avons fait vivre un voyage, un processus global qui met en lumière l’articulation entre le Je et le Nous et le passage du Nous à l’Organisation.

Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes et de l’Université du Nous pour accompagner ces 70 joyeux·ses utopistes à faire basculer la gouvernance de leur mouvement… avant de faire basculer celle de notre société.

A leurs côtés, nous avons vibré à l’idée que tout est encore possible, que nous pouvons mettre en place un nouveau monde connecté au vivant, à la confiance, à la joie.

Comme d’autres secoueur·se·s de cocotiers portant les mêmes convictions que les nôtres, ils et elles ouvrent une parenthèse vers un autre chose, un ailleurs… et nous portons l’espoir que cette parenthèse ne peut plus se refermer.

Marion et Laurent VD

Pour en savoir plus sur ce séminaire et ses aboutissants, un article sur le site de La Bascule : Fin du séminaire de gouvernance de La Bascule à Pontivy

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RDV le 19 février avec le nouveau MOOC Gouvernance partagée !
UdN
universitedunous
février 8, 2019
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L’Université du Nous et son partenaire historique l’Université des colibris invitent à participer à la 2d édition du MOOC sur la gouvernance partagée. Après le succès de la V1 en 2017 (22 000 inscrit·e·s), voici un nouveau parcours de co-apprentissage interactif pour revisiter le « faire ensemble » dans son organisation.

Pour les personnes à la recherche de nouvelles façons de s’organiser, de communiquer ou de décider ensemble, ce MOOC s’adresse à vous. Il vous offre aussi la possibilité de soutenir le développement de communautés apprenantes en ligne, au sein de différentes organisations (entreprises, collectivités, associations, mouvements citoyens) et entre elles.

 Mooc Gouvernance Partagée 2019
Parcours Solo

Idéal pour découvrir en ligne les outils, postures et pratiques de la gouvernance partagée, ce parcours est composé de vidéos didactiques, témoignages, exercices et fiches interactives. Il nécessite entre 45min et 1h30 par semaine en fonction du rythme de chacun·e. Il fait intervenir des acteurs et actrices reconnu·e·s dans ce domaine tel que Frédéric Laloux, auteur du livre à succès Reinventing Organizations, Lydia Pizzoglio et Laurent Van Ditzhuyzen, fondatrice et fondateur de l’Université du Nous et Emmanuel Olivier, directeur de l’Armée du Salut.

Parcours Jardinier·e·s du Nous

Ce parcours invite à échanger avec des pairs autour de ces outils, à les mettre en pratique par la réalisation de défis, à partager les expériences et à créer de la connaissance. Il dure quant à lui entre 1h30 et 4h par semaine. Animé par une équipe dédiée, il s’appuie aussi sur la mobilisation de la communauté des Jardinier·e·s du Nous émanant notamment de la 1ère édition en 2017. Ce parcours permet ainsi de constituer une véritable communauté apprenante, où chacun·e peut s’entraider pour prendre du recul sur ses pratiques, analyser le fonctionnement de son organisation et monter en compétence sur le faire ensemble.

 

« Heureuse d’avoir participé à ce MOOC et très inspirée par son contenu. J’en ressors pleine d’espoir sur la capacité des humains à avancer ensemble avec bienveillance, envie et créativité. Merci pour cette incroyable mine d’or ! » (participante à la 1ère édition du MOOC)

 

Pour rappel, le 1er MOOC sur la gouvernance partagée avait donné lieu à l’organisation de 140 rencontres locales et à la création de 230 groupes de pairs. De quoi inciter l’Université des colibris et l’Université du Nous à travailler de nouveau ensemble, pour développer leurs complémentarités et coopérer autour de ce sujet de société, et ce avec le même enthousiasme.

Intervenant·e·s 2019

Isabelle Desplats formatrice en qualité relationnelle et intelligence collective – Isabelle Desplats formation

Jean-Luc Christin facilitateur, accompagnant et superviseur – Cellular Gouvernance

Philippe Clément accompagnateur en démocratie coopérative – Stratégial

Romain Vignes concepteur et animateur d’expériences apprenantes – UdN

Lydia Pizzoglio accompagnatrice à la gouvernance partagée – UdN

Laurent Van Ditzhuyzen accompagnateur à la gouvernance partagée – UdN

Yannis Camus formateur, consultant, conférencier – Alter Ego

Claire Rosart chercheuse et facilitatrice en intelligence collective – Laboratoire du collectif

 

Capture d’écran 2019-02-06 à 20.21.40

 

 

[mise à jour du 4 mars ] le lancement a dû être décalé en raison de vilains bugs. L’équipe oeuvre pour régler tout ça et vous permettre d’accéder sereinement à tous les outils, très prochainement. Merci de votre patience !

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Repositionnement : ne plus devenir une plateforme pour rester un laboratoire du Faire Ensemble
UdN
universitedunous
novembre 20, 2018
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Il y a quelques temps, l’UdN avait annoncé une profonde mutation : devenir une plateforme numérique en SCIC (Coopérative d’Intérêt Collective) sur laquelle elle revient désormais et en douceur. Précieuses explications et nouvelles perspectives vous sont présentées ici.

Par la création et la transformation en plateforme sous statut SCIC, l’idée était de répondre aux besoins grandissant des personnes et organisations de se former au Faire Ensemble et de démultiplier l’impact de l’UdN, de sa pédagogie expérientielle. Cet élan a, toutefois et dans la parfaite logique holacratique, fait apparaître diverses tensions dont une majeure concernant la raison d’être.

En effet, il ressort une distinction entre la raison d’être de l’UdN et celle de ce projet de plateforme. Si ce dernier entend développer des communautés apprenantes et des communs pédagogiques sur le Faire ensemble ; l’UdN, elle, est et restera un laboratoire du Faire Ensemble.

Autrement dit et par conséquent, si l’UdN a bien permis d’explorer et initier les communautés apprenantes et les communs pédagogiques, elle ne souhaite pas se transformer elle-même en ce projet. Elle préfère qu’il fasse lui-même son chemin et prenne sa propre identité. Aussi, il a été décidé de donner davantage d’autonomie à ce projet ainsi nommé les Jardinier·e·s du Nous – JdN. Par ricochet, la création d’une SCIC est reportée pour laisser le temps à cette nouvelle entité d’émerger.

UDN-JdN-Hum repositionnement

L’UdN incube le projet Les Jardinier·e·s du Nous – JdN

Les JdN possèdent dès lors son propre cercle d’ancrage (board) et peut désormais décider et fonctionner en toute indépendance. Le lien bien évidemment demeure car l’UdN incube ce projet et y participe notamment par la présence de membres de l’UdN en son sein dont celle d’un des fondateurs Laurent Vanditz au cercle d’ancrage.

L’UdN soutient la professionnalisation de Hum !

Par ailleurs, c’est aussi dans cette perspective d’essaimage et d’autonomie que l’UdN continue de permettre à Hum ! de renforcer son identité. En effet et comme vous le savez déjà, l’UdN a fait naître la coopérative Hum ! afin de permettre une professionnalisation de l’activité et ainsi répondre aux demandes croissantes des organisations. Ainsi, après avoir transféré à Hum ! l’ensemble des accompagnements et formations, l’UdN poursuit la transmission avec désormais les séminaires, et ce avec joie.

En 2020, l’UdN aura 10 ans

Enfin, cela s’articule avec le besoin de l’UdN de se repositionner sur ce qui la définit : être un laboratoire d’exploration du Faire Ensemble. Ainsi, l’UdN entend capitaliser et célébrer tout ce qu’elle a accompli depuis bientôt 10 ans d’une part ; et poursuivre l’expérimentation d’une autre part. Il est aujourd’hui important et nécessaire aux membres de l’UdN de se recentrer sur leur vécu pour prendre du recul, faire le point, pour témoigner et se nourrir à nouveau.

Entre mutation et reprise de position, l’UdN reprend son souffle pour retrouver une nouvelle capacité d’agir à offrir.

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Oeuvrer avec Colibris et témoigner
UdN
universitedunous
octobre 25, 2018
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L’article critique en direction de Pierre Rabhi s’impose en ricochet à Colibris, partenaire historique de l’Université du Nous (UdN). Au sein de ce collectif, l’UdN participe à l’impulsion d’une organisation en Gouvernance Partagée, c’est en ça et sur ce point que l’UdN souhaite prendre la parole ou plutôt offrir la sienne, en quelques mots.

S’agissant de questionner la réalité du ‘système Rabhi’, regarder les différentes facettes est nécessaire pour juger. Il y a en une supplémentaire à explorer car elle pose des enjeux de transformation sociale, et d’émancipation individuelle et collective : le fonctionnement démocratique. Inspiré par la Gouvernance Partagée élaborée par et avec l’UdN, Colibris cherche au travers de l’intelligence collective et la coopération à explorer ce que partager le pouvoir veut dire et ce que vivre un fonctionnement citoyen suscite.

Il peut être observé que si l’élan et les références de Colibris ne viennent pas du monde politique militant, il n’en demeure que le fonctionnement interne est bien porteur d’une éthique et de pratiques sociales et solidaires alternatives aux pratiques hiérarchiques dominantes. En cela, ces enjeux pourraient bien converger avec les aspirations politiques du journaliste Jean-Baptiste Malet et de certains milieux militants.

Par ailleurs, face aux développements de l’association et des besoins de savoir-faire et être ensemble grandissant dans notre société, la nécessité d’instituer un système de Gouvernance Partagée s’exprime encore plus profondément, favorisant ainsi une capacité d’agir durable et étendue des personnes et collectifs (de travail, d’habitat, de bénévoles) engagés.

Il nous semble important de souligner que Colibris existe aussi au travers de cette expérience coopérative, s’assurant alors de pouvoir rebondir dans l’altérité.

 

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Pourquoi l’UdN décide de devenir une plateforme ?
UdN
universitedunous
mars 25, 2018
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Une pédagogie expérientielle qui a fait ses preuves pour permettre un changement de posture individuelle et de culture


En quelques années, l’UdN a acquis une renommée nationale, voire européenne,
de par la particularité de sa pédagogie, déployée au travers de séminaires expérientiels en résidentiel : les Ateliers du Nous (AdN), puis le Parcours Leader & Souteneur Coopératifs (LSC).

Ces séminaires sont développés autour de la notion d’”expérience apprenante” : les savoir-être et les savoir-faire acquis par les participants ne sont pas transmis par un formateur, mais acquis au travers d’une expérience réelle de coopération, le groupe se mettant au service d’une mission d’intérêt collectif, durant le stage ou le parcours. Cette expérience est facilitée par une équipe d’animateurs qui fonctionne avec les outils proposés, et pilote le stage de manière dynamique en fonction de ce qui est vivant dans le groupe. En alternant temps d’expérienciation, de débriefing de l’expérience ou d’exploration sensible par des activités corporelles ou artistiques, ce dispositif d’apprentissage permet bien plus que l’acquisition de nouveaux outils : il permet aux participants de se reconnecter à leur humanité profonde et à leur plus belle posture de coopération. Ces expériences apprenantes ont été proposées, soit à des particuliers réunis le temps du stage, soit à des organisations dans le cadre d’accompagnements sur la durée.

L’impact sur les personnes qui les ont vécues fait qu’elles conservent, longtemps après, un lien très fort à l’UdN et entre elles. Le bouche à oreille a fait son oeuvre, générant toujours plus de demande pour nos séminaires et nos accompagnements.

Pour répondre à cette demande croissante, nous intégrons et formons régulièrement de nouveaux animateurs. Mais former un animateur à ces démarches pédagogiques prend du temps, ou plutôt nous choisissons de le prendre, quitte à ce que nos ressources ne croissent pas assez vite par rapport à la demande. Car même si nous le pouvions, est-il souhaitable, est-il soutenable, de rentrer dans cette spirale d’investissement et de croissance exponentielle de nos ressources ? De devenir une méga structure de la formation et de l’accompagnement, perdant ainsi notre identité d’artisans ?

Une pédagogie qui trouve ses limites en terme d’impact et d’autonomisation

Si cette pédagogie a fait ses preuves et le succès de l’UdN, elle demeure limitée en terme d’impact. En effet, ce format mobilise des ressources importantes (hébergement et restauration en pension complète durant 3 jours, 1 animateur pour 5 participants…), ce qui limite son accessibilité, notamment pour les acteurs de la transition.

De plus, l’absence de dispositif d’accompagnement à la mise en pratique post-expérience, limite l’autonomisation des participants, qui ont très souvent exprimé des besoins similaires :

  • être en lien régulier avec des personnes qui sont sur le chemin,
  • s’entraîner dans des lieux de pratique réguliers et adaptés à leurs niveaux de maîtrise, notamment pour apprendre à faciliter,
  • trouver le bon le rythme et le bon dosage pour intégrer ces pratiques dans leur terreau organisationnel,
  • savoir en parler et faire découvrir à des personnes novices pour être en mesure d’intégrer régulièrement de nouvelles personnes…

L’accompagnement d’organisation permet de répondre en grande partie à ces besoins pour les structures qui ont fait un choix clair de s’engager sur cette voie. Néanmoins, le coeur de ces accompagnements étant lui aussi constitué d’expériences apprenantes de ce type, l’équation à résoudre demeure complexe pour réussir à engager le temps et l’argent nécessaire à ce chemin de transformation. Pour peu que la structure ait des ressources financières limitées, une diversité importante de parties prenantes en renouvellement permanent, ce chemin devient un labyrinthe qui rend fastidieux l’intégration et la stabilisation de pratiques de gouvernance innovantes. C’est notamment le cas des structures de l’ESS et de la transition, pourtant le coeur de cible du projet social de l’UdN.

Alors comment éviter que ces nouvelles formes d’organisations ne soient accessibles qu’à des personnes ou des organisations qui ont les moyens financiers suffisants pour le faire ? Comment éviter de créer des mécanismes de dépendance entre ces organisations pionnières et les animateurs de l’UdN ? Comment stimuler la pollinisation et le croisement de ces méthodes dans tous les champs de la société ?

AUJOURd'HUI

Des communs numériques qui permettent la dissémination mais pas l’apprentissage en profondeur

Le MOOC Gouvernance Partagée, que nous avons produit en 2017 avec le Mouvement Colibris, était un début de réponse à cet enjeu. En proposant des contenus « open source », accessibles gratuitement et téléchargeables pour être réutilisés en dehors du MOOC, notre ambition était de soutenir les personnes qui portent ces changements de gouvernance. Pari réussi dans la mesure où nous avons eu de nombreux retours d’expérience d’organisations qui se sont servi de ce MOOC comme un parcours de formation de tous leurs membres, voir comme prérequis au recrutement. Néanmoins, quelle que soit la qualité des contenus créés, ils ne permettent qu’un niveau de découverte de ces pratiques, car comme disait Einstein : “la connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information….” !

Alors, comment démultiplier à la fois la dissémination de ces concepts, et l’ancrage dans le vécu de l’expérience, sans pour autant démultiplier notre modèle de ressources ? En changeant de cible et en faisant alliance !

Plutôt que chercher à répondre à l’ensemble des besoins des organisations et de leurs membres, nous décidons de soutenir avant tout ces personnes qui cultivent la coopération au quotidien dans leurs organisations, les Jardinier.e.s du Nous. Nous faisons le pari de leur autonomisation, pour que demain ces Jardinier.e.s soient en mesure de faciliter ces expériences apprenantes de manière autonomes et de proposer des espaces d’apprentissage en ligne adaptés à leurs membres, à leurs besoins et à leur culture d’organisation.

Pour ce faire, ils/elles auront accès :

  • à une plateforme numérique,
  • à une base de communs de la connaissance à partager,
  • et à des espaces de co-apprentissage et de création de communs, les Jardins du nous, pour expérimenter, s’entraîner, s’entraider.

De plus, pour soutenir cette montée en compétence autonome, ils/elles pourront faire appel à des professionnel.le.s pour animer des séminaires de formation spécifiques à leurs besoins, des séances de co-développement, de co-vision ou de supervision.

Et parce que, même en changeant de cible, nous ne serons jamais assez nombreux pour soutenir ces Jardinier.e.s, il s’agit de faire alliance avec tous les professionnels de la formation et de l’accompagnement qui sont prêts à s’engager dans cette logique de coopération, d’autonomisation des communautés apprenantes et de création de communs de la connaissance sur le Faire Ensemble. Nous les appelons les Compagnons du Nous.

DEMAIN

C’est pourquoi l’UdN décide de muter, en profondeur et de devenir une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), pour sceller dans une même gouvernance cette coopération entre Compagnon.ne.s et Jardinier.e.s du Nous, engagé.e.s à cultiver ensemble l’autonomie et les communs.

HUM! Logo Générique Bloc vert RVB-300dpi

La coopérative Hum ! sera la première coopérative de compagnons, et testera cette nouvelle façon “d’accompagner à s’accompagner soi-même”, avant d’être, nous l’espérons, rejointe par d’autres.

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L’Université du Nous mue !
UdN
universitedunous
mars 5, 2018
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Au printemps 2017, le MOOC sur la Gouvernance partagée en collaboration avec Colibris était une première mondiale. Il a touché plus de 15 000 personnes dans 52 pays, les webinaires ont été suivis par plus de 5 000 personnes, tandis que la plateforme de formation enregistrait la diffusion de plus de 56 000 heures, soit 8 000 jours de formation.Imaginé comme une communauté apprenante pour relier et soutenir les explorateurs du Faire Ensemble, il a donné lieu à 140 rencontres locales et 230 groupes de pairs au fil des 12 semaines.
L’UdN souhaite aujourd’hui aller plus loin et transformer ce succès en faisant évoluer cette communauté apprenante en ligne en communauté autonome. Par le numérique pour stimuler ses expérimentations, la communauté pourrait alors devenir créatrice de communs de la connaissance sur le Faire Ensemble.
En Juillet 2017, sa raison d’être est devenue “Faire humanité / Explorer la posture de coopération / Cultiver l’autonomie et les communs” et sa stratégie : incuber un projet stratégique de plateforme coopérative réunissant usagers et producteurs de ces nouvelles formes de gouvernance qui contribuent à soutenir la transition démocratique et écologique.
Bien plus qu’un nouveau projet pour l’UdN, il s’agit là d’une profonde mutation que nous vous invitons à suivre ici.
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Quelles suites pour la communauté d’apprentissage  ?
UdN
universitedunous
décembre 22, 2017
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Nous sommes en phase d’intégration, d’évaluation et de co-création des suites du MOOC. Pour cela, nous analysons les formulaires, réalisons des entretiens auprès des participants du MOOC (notamment grâce à l’action déterminée de la promotion du Parcours LSC#6) ou de nos partenaires. Ces résultats et les suites imaginées seront partagées prochainement et lancerons un cycle de rencontres/conférences/webinaires pour en construire les contours avec les forces vives de notre communauté.

En effet, l’année 2018 sera consacrée à la co-construction des fondations (identité, gouvernance,  modèle économique, ingénierie pédagogique, modalités d’animation, outils numériques…) et à la co-production d’activités pour faire vivre cette communauté émergente à travers notamment des webinaires, des rencontres et des événements, une production de contenus d’approfondissement… etc.

Une fois qu’elle sera structurée, outillée, autonome et vivante, nous pourrons nous lancer ensemble dans un cycle d’élargissement de celle-ci.

Ce nouveau cycle débutera en janvier 2019, par le lancement d’une version revisitée du MOOC Gouvernance Partagée avec Colibris. Il sera allégé afin de pouvoir toucher le plus grand monde et permettre une porte d’entrée plus large à tous ceux qui souhaitent intégrer la communauté apprenante du Faire Ensemble.

En attendant, voici quelques images « bêtisiers » de l’édition 2017 de notre MOOC. A savourer !

Et pour ceux qui n’auraient pas accès à la plateforme du MOOC précédent, quelques vidéos et outils pédagogiques sur le Consentement. C’est cadeau ! 😉

• Les 3 étapes du consentement
• Film de simulation d’une décision par consentement
• Vidéo La philosophie du consentement
• La fiche interactive Gestion par Consentement
• La fiche pédagogique en FR et GB

Capture d’écran 2017-12-22 à 23.25.55

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De la résilience des informations
La forêt qui pousse
universitedunous
décembre 22, 2017
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RW-logo_Haute_ResolutionEn partenariat avec l’Université du Nous, l’association ResiWay sensibilise à la résilience des informations facilitant la Transition écologique et l’Agir ensemble. Elle propose des solutions pour que les savoirs de qualité soient durables, connus d’un large public et ne soient pas perdus en cas de blackout ou d’effondrement.

Un peu d’histoire

De la numérisation des communications…
Dans les années 1960, quand le département de la Défense des Etats-Unis commandita la réalisation du projet ARPAnet – communément considéré comme l’ancêtre d’Internet –, sa volonté était de mettre en place un réseau de communication à la fois rapide et robuste. Un des objectifs était alors que ce réseau devait rester opérationnel même dans l’éventualité de la destruction de 90 % de son infrastructure : un bel exemple technologique de résilience. Cinquante ans plus tard, tant la quantité de serveurs que le nombre d’utilisateurs et l’importance économique de ce qu’est devenu Internet ont considérablement augmenté. Au point que de nombreuses personnes considèrent que l’humanité est entrée dans un nouvel âge : l’ère numérique.

…  à celle des informations
Au sens large, une information est une donnée permettant à l’individu de se construire une représentation du monde et d’interagir avec celui-ci de manière appropriée. Une information peut donc être véhiculée de différentes façons, mais quelle que soit sa forme (connexions neuronales, voix, texte, ondes électromagnétiques, flux binaire, …), elle implique nécessairement un codage et un protocole définissant les règles de la transmission. Des concepts très faciles à manipuler pour les ordinateurs, à condition que les informations soient stockées de manière numérique.
Ainsi, au XXIème siècle, c’est également l’usage d’Internet qui évolue. D’un media de communication, cet outil devient peu à peu un media de stockage des connaissances. Et les pronostics sur l’évolution des technologies laissent présager que dans un avenir poche, Internet pourrait bien détenir l’exclusivité de ce stockage.

Une confiance aveugle ?

Cependant, l’analyse du fonctionnement d’Internet met en évidence des faiblesses systémiques :
•    Moins de 1‰ des serveurs constituant Internet prennent en charge les fonctions de routage (guidant les données depuis le client pour atteindre le serveur) et de DNS (traduisant les noms de domaine en adresses IP). Il suffirait que ceux-ci ne répondent plus pour rendre inaccessible la quasi-totalité des informations hébergées sur le réseau.
•    Le nombre d’utilisateurs et d’appareils connectés, et donc de données à transférer, suit une progression géométrique. Une incapacité technologique à suivre ce rythme impliquerait un ralentissement global de l’accès aux données.
•    La consommation énergétique d’Internet suit également une courbe exponentielle. Une insuffisance dans la production électrique alimentant les serveurs ou les appareils permettant de s’y connecter signifierait une indisponibilité à répétition des informations.
•    Tant les contenus que les applications de diffusion évoluent en permanence. Au point que la durée de vie moyenne d’un lien sur Internet – c’est-à-dire le temps durant lequel une ressource est effectivement accessible via un lien renseigné depuis une page web – n’est actuellement que de 1.132 jours (soit environ 3 ans).

Il semble donc difficile de garantir que notre patrimoine, ainsi numérisé, restera toujours disponible. L’exemple d’Ekopedia illustre bien ce propos. Cette encyclopédie de l’écologie, forte de plusieurs milliers de pages d’informations pratiques issues de la contribution de près de 6000 participants a bien failli disparaître définitivement.

information resilience
Des outils numériques résilients

Mais même s’il n’apparaît pas comme un média durable sous sa forma actuelle, Internet n’en reste pas moins un réseau d’échange mondial qui présente un formidable potentiel pour aider les humains à s’organiser et à les mener « vers un bel avenir ».
Dans cette perspective, la façon dont on l’utilise importe sans doute davantage que le media lui-même. C’est dans cet esprit que l’association ResiWay propose des outils de partage d’information dont l’usage pourrait être qualifié de « résilient » :

Duplicable

L’outil doit pouvoir être intégralement copié. C’est-à-dire que les informations qu’il contient doivent être libres, consultables par tous (anonymement ou non) et publiées avec des droits d’auteur permettant leur libre diffusion.
Ubiquitaire
Il doit être accessible à plusieurs endroits et permettre des opérations de sauvegardes afin de pouvoir en conserver des copies.
Trans-médiatique
Les informations qu’il héberge doivent être indépendantes de celui-ci et être disponibles sous une variété de médias (application en ligne, logiciel applicatif sans connexion à Internet, version papier).

Ces caractéristiques, détaillées dans la « charte pour une plateforme résiliente », sont communes aux outils supportés par l’association RésiWay (AISBL) au sein de la plateforme collaborative qu’elle propose :
•   ResiLib, une bibliothèque multilingue de documents open source pour la diffusion et la réappropriation des savoir-faire. On y trouve notamment des PDF de l’Université du Nous (La gestion par consentement ou Les 6 chapeaux d’Edward de Bono)
•   ResiExchange, un outil d’échange d’informations sur les thèmes de la transition, la Permaculture, le Faire-ensemble. Parmi les questions posées, il y a par exemple celle d’un participant qui cherche des professeurs formés aux outils de coopération (par ex. à l’UdN).
•   Ekopedia, une encyclopédie alternative écrite coopérativement dont l’objectif est de proposer des connaissances pratiques, des éléments nouveaux d’économie, et des techniques et technologies appropriées.

ResiWay - RE accueil

Des informations résilientes : la technologie au service de l’organisation humaine, et non le contraire

Enfin, ne perdons pas de vue que l’objectif de la transmission des informations est avant tout de servir l’Humain. À l’image de la prise de conscience de la dépendance de nos villes aux énergies fossiles, nous devons penser notre autonomie face aux outils numériques afin que ceux-ci ne se substituent pas à la connaissance elle-même. Et si ce qui importe est l’accès aux données alors, plus que des disques durs, c’est le nombre de cerveaux humains détenteurs des savoirs qui fait la résilience de ces derniers. A quoi bon disposer d’un disque dur contenant tous les savoirs de l’humanité si l’on n’a pas d’ordinateur pour les consulter ?
C’est pourquoi ResiWay se veut le relais des informations pratiques facilitant la transition écologique, à tester chez vous, à partager avec vos voisins, à expérimenter avec des acteurs de terrain. Sans oublier de revenir donner votre feedback sur ResiWay pour augmenter les Communs et en faire profiter le plus grand nombre !

Alors, bonne transition et à bientôt sur www.resiway.org
ou sur Facebook
Cédric et Isabelle Françoys – de Brabandere
ResiWay, un bel avenir pour l’Humain

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Un MOOC pour explorer de nouvelles façons de « faire ensemble »
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universitedunous
mars 7, 2017
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Nous sommes de plus en plus nombreux à explorer de nouvelles façons de communiquer, de décider ensemble, de concilier l’épanouissement des personnes et des organisations, comme en témoigne le succès du livre « Reinventing Organizations » de Frédéric Laloux.

Et si le changement de nos modes d’organisation dans nos entreprises, dans nos associations, dans nos collectivités locales était un levier de transformation puissant vers un nouveau modèle de société ? Cela permettrait-il la résolution des grands défis du 21ème siècle ?

« Nous ne pourrons pas régler les problèmes auxquels nous sommes confrontés avec le même niveau de pensée que celui qui les a créés ». Albert Einstein

Pour soutenir tous ces explorateur.rice.s du “faire ensemble”, l’Université des Colibris ouvre ses portes à l’Université du Nous. Ensemble, ils lancent le 
MOOC « Gouvernance Partagée – Posture, Outils et Pratiques pour réinventer notre faire ensemble ».

“Il n’y a pas de solution miracle, mais des forces en marche. Créons les forces, les solutions suivront.” Antoine de Saint-Exupéry

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En s’appuyant sur l’expérience de l’Université du Nous et d’autres experts du “faire ensemble”, ce nouveau MOOC invite à un défi collectif : créer une vaste communauté auto-apprenante sur le thème de la gouvernance partagée. Sans ambition de donner LA solution qui marcherait dans tous les cas, il a été pensé pour soutenir chacun.e dans son envie d’agir et de faire sa part au travers :

  •    d’exercices pratiques questionnant les représentations actuelles et créant de nouvelles connaissances ;
  •    de supports pédagogiques pour découvrir des outils concrets à mettre en pratique ;
  •    de témoignages d’individus et d’études de cas d’organisations ;
  •    une mise en lumière des principes philosophiques pour des changements de paradigmes ;
  •    de groupes de pairs, forums, rencontres, webinaires pour se relier à d’autres explorateurs.rices.

Pour les curieux.se.s, novices, initié.e.s et pratiquant.e.s, en individuel ou en groupe, ce MOOC viendra répondre à différents contextes organisationnels.

Rejoignez le mouvement.

Inscrivez-vous !

Intervenants

Ceux qui apporteront leur regard sur certains grands aspects de la gouvernance partagée :

  •    Isabelle Desplats, Formatrice en qualité relationnelle et intelligence collective – Isabelle Desplats Formation
  •    Jean-Luc Christin, Facilitateur, Accompagnant et Superviseur – Alliance J
  •    Julien Berlusconi, Facilitateur du Facteur Humain – BIOM21
  •    Emmanuel Levard, Coach en développement relationnel et organisationnel – Ivolve
  •    Philippe Clément, Accompagnateur en démocratie coopérative – Stratégial
  •    Romain Vignes, Concepteur et animateur d’expériences apprenantes – Université du Nous
  •    Lydia Pizzoglio, Accompagnatrice à la Gouvernance Partagée – Université du Nous
  •    Laurent van Ditzhuyzen, Accompagnateur à la Gouvernance Partagée – Université du Nous
  •    Yannis Camus, Formateur / Consultant / Conférencier- Alter Ego

Et notre invité d’honneur
Frédéric Laloux, auteur de « Reinventing organizations », le livre phénomène – déjà plus de 100 000 exemplaires vendus dans le monde !


Qu’est-ce que Colibris ?

Colibris est une association fondée en 2007 par Pierre Rabhi, paysan et philosophe. L’association propose de participer à la création d’un projet de société écologique et solidaire, fondé sur la sobriété, l’autonomie et le partage. Colibris compte aujourd’hui plus de 150 collectifs locaux sur toute la France, 4 800 cotisants et près de 250 000 personnes qui se reconnaissent dans les valeurs de Colibris.

Dans le cadre de la campagne « le Chant des colibris », le mouvement Colibris lance plusieurs parcours pédagogiques pour aider les citoyens à s’approprier des propositions politiques qui sont discutées dans le cadre des élections. Colibris souhaite ainsi redonner à chacun son pouvoir de citoyen, en comprenant mieux les enjeux et des solutions potentielles. Découvrir le parcours “La démocratie contributive”.

www.colibris-lemouvement.org

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Œuvrer pour une transition écologiste et humaniste
Non classé
universitedunous
janvier 31, 2017
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Suite à la décision de Transition Network ce printemps de se faire accompagner par la coopérative de l’Université du Nous pour une période de 3 ans dans l’évolution de sa gouvernance, nous – Dimitri, Laurent, Muriel et moi – sommes partis en mai dernier de l’autre côté de la Manche, à Bristol, à la rencontre du « staff » et du « board of trustees », découvrant alors ces acteurs de la transition. Mi-octobre, l’accompagnement se poursuit avec le projet de démarrer un Parcours Leader & Souteneur Coopératif, 3 jours de séminaire en Anglais, dans l’intention d’accompagner l’équipe de Transition Network à “s’accompagner elle-même”. Intention au centre de nos interventions, quand la raison d’être de la coopérative UdN souligne notre engagement collectif à développer dans les organisations la posture de coopération.

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L’objectif de ce premier séminaire est de créer au sein de Transition Network une organisation éphémère, travaillant en gouvernance partagée sur un vrai sujet, pour expérimenter concrètement les forces et les difficultés de la gouvernance partagée telle que l’Université du Nous la voit.

Nous portons auprès d’eux l’état d’esprit UdN : authenticité, écoute, souveraineté… Nous nous apercevons que ce qui peut être vu comme “l’obstacle de la langue” devient petit à petit un véritable cadeau : s’exprimer en anglais nous invite à la clarté et la concision, nous permettant d’affiner notre posture et de réduire nos interventions à leur substantifique moëlle, laissant place à l’expression des participant(e)s vivant alors pleinement cette expérience apprenante.

Apprentissage mutuel ! Avec agilité, notre équipe s’ajuste au fil de l’eau. Au cœur de notre petit “Nous”, nous nous soutenons, en appui sur nos compétences complémentaires et le respect partagé au sein du quatuor que nous formons. En accueillant nos difficultés et en les transmutant, nous donnons à voir et à vivre ce que nous avons de plus précieux, de mon point de vue : notre coopération en équipe d’animation.

Au fil des 3 jours, l’expérience se vit avec des temps forts et des découvertes pour Transition Network : exercice sensoriel du “chœur et héros”, élection sans candidat du 1er lien de l’organisation, soirée musicale du “cercle d’orchestre”… « Depuis plus de 10 ans que nous œuvrons ensemble, nous n’avions jamais passé une soirée à jouer de la musique, c’est magique ! ». Ces 3 jours renforcent la confiance accordée à l’UdN. Comme le dit Rob Hopkins dans une courte interview à la sortie, « je suis très reconnaissant à l’UdN pour ce qu’elle apporte à Transition Network, notammeRob-Hopkins-credit-Stephen-Prior-607x337nt via la facilitation et la profondeur des partages ».

Cet accompagnement à une saveur particulière pour l’Université du Nous. Au-delà de notre cœur d’action commun – œuvrer pour une transition vers plus d’humanité -, nous savourons notre sensibilité similaire quant au travail avec le corps, le cœur et l’esprit. Cette prise en compte de l’entièreté de la personne, ajoutée à la simplicité dans nos relations vont, je pense, nous permettre d’aller plus loin encore. Nous goûtons bien sûr avec intérêt nos différences, nos singularités. Nous tentons de prendre du recul pour observer nos deux organisations s’enrichir mutuellement.

Prochain rdv fin février/début mars pour l’épisode 2 du Parcours.
Dans le train qui nous ramène à Londres, nous touchons une joie profonde, portés par l’intuition que le travail réalisé avec le réseau Transition Network aura un essaimage large, telle une contamination positive auprès des milliers d’initiatives de transition locales de par le Monde…
Je vis cette expérience comme un réel partenariat du coeur, offrant le meilleur de ce que je peux apporter au travers de l’UdN.

Guillaume Dorvaux, 1er lien de la Coopérative UdN

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