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De la résilience des informations
La forêt qui pousse
le 22 décembre 2017
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RW-logo_Haute_ResolutionEn partenariat avec l’Université du Nous, l’association ResiWay sensibilise à la résilience des informations facilitant la Transition écologique et l’Agir ensemble. Elle propose des solutions pour que les savoirs de qualité soient durables, connus d’un large public et ne soient pas perdus en cas de blackout ou d’effondrement.

Un peu d’histoire

De la numérisation des communications…
Dans les années 1960, quand le département de la Défense des Etats-Unis commandita la réalisation du projet ARPAnet – communément considéré comme l’ancêtre d’Internet –, sa volonté était de mettre en place un réseau de communication à la fois rapide et robuste. Un des objectifs était alors que ce réseau devait rester opérationnel même dans l’éventualité de la destruction de 90 % de son infrastructure : un bel exemple technologique de résilience. Cinquante ans plus tard, tant la quantité de serveurs que le nombre d’utilisateurs et l’importance économique de ce qu’est devenu Internet ont considérablement augmenté. Au point que de nombreuses personnes considèrent que l’humanité est entrée dans un nouvel âge : l’ère numérique.

…  à celle des informations
Au sens large, une information est une donnée permettant à l’individu de se construire une représentation du monde et d’interagir avec celui-ci de manière appropriée. Une information peut donc être véhiculée de différentes façons, mais quelle que soit sa forme (connexions neuronales, voix, texte, ondes électromagnétiques, flux binaire, …), elle implique nécessairement un codage et un protocole définissant les règles de la transmission. Des concepts très faciles à manipuler pour les ordinateurs, à condition que les informations soient stockées de manière numérique.
Ainsi, au XXIème siècle, c’est également l’usage d’Internet qui évolue. D’un media de communication, cet outil devient peu à peu un media de stockage des connaissances. Et les pronostics sur l’évolution des technologies laissent présager que dans un avenir poche, Internet pourrait bien détenir l’exclusivité de ce stockage.

Une confiance aveugle ?

Cependant, l’analyse du fonctionnement d’Internet met en évidence des faiblesses systémiques :
•    Moins de 1‰ des serveurs constituant Internet prennent en charge les fonctions de routage (guidant les données depuis le client pour atteindre le serveur) et de DNS (traduisant les noms de domaine en adresses IP). Il suffirait que ceux-ci ne répondent plus pour rendre inaccessible la quasi-totalité des informations hébergées sur le réseau.
•    Le nombre d’utilisateurs et d’appareils connectés, et donc de données à transférer, suit une progression géométrique. Une incapacité technologique à suivre ce rythme impliquerait un ralentissement global de l’accès aux données.
•    La consommation énergétique d’Internet suit également une courbe exponentielle. Une insuffisance dans la production électrique alimentant les serveurs ou les appareils permettant de s’y connecter signifierait une indisponibilité à répétition des informations.
•    Tant les contenus que les applications de diffusion évoluent en permanence. Au point que la durée de vie moyenne d’un lien sur Internet – c’est-à-dire le temps durant lequel une ressource est effectivement accessible via un lien renseigné depuis une page web – n’est actuellement que de 1.132 jours (soit environ 3 ans).

Il semble donc difficile de garantir que notre patrimoine, ainsi numérisé, restera toujours disponible. L’exemple d’Ekopedia illustre bien ce propos. Cette encyclopédie de l’écologie, forte de plusieurs milliers de pages d’informations pratiques issues de la contribution de près de 6000 participants a bien failli disparaître définitivement.

information resilience
Des outils numériques résilients

Mais même s’il n’apparaît pas comme un média durable sous sa forma actuelle, Internet n’en reste pas moins un réseau d’échange mondial qui présente un formidable potentiel pour aider les humains à s’organiser et à les mener « vers un bel avenir ».
Dans cette perspective, la façon dont on l’utilise importe sans doute davantage que le media lui-même. C’est dans cet esprit que l’association ResiWay propose des outils de partage d’information dont l’usage pourrait être qualifié de « résilient » :

Duplicable

L’outil doit pouvoir être intégralement copié. C’est-à-dire que les informations qu’il contient doivent être libres, consultables par tous (anonymement ou non) et publiées avec des droits d’auteur permettant leur libre diffusion.
Ubiquitaire
Il doit être accessible à plusieurs endroits et permettre des opérations de sauvegardes afin de pouvoir en conserver des copies.
Trans-médiatique
Les informations qu’il héberge doivent être indépendantes de celui-ci et être disponibles sous une variété de médias (application en ligne, logiciel applicatif sans connexion à Internet, version papier).

Ces caractéristiques, détaillées dans la « charte pour une plateforme résiliente », sont communes aux outils supportés par l’association RésiWay (AISBL) au sein de la plateforme collaborative qu’elle propose :
•   ResiLib, une bibliothèque multilingue de documents open source pour la diffusion et la réappropriation des savoir-faire. On y trouve notamment des PDF de l’Université du Nous (La gestion par consentement ou Les 6 chapeaux d’Edward de Bono)
•   ResiExchange, un outil d’échange d’informations sur les thèmes de la transition, la Permaculture, le Faire-ensemble. Parmi les questions posées, il y a par exemple celle d’un participant qui cherche des professeurs formés aux outils de coopération (par ex. à l’UdN).
•   Ekopedia, une encyclopédie alternative écrite coopérativement dont l’objectif est de proposer des connaissances pratiques, des éléments nouveaux d’économie, et des techniques et technologies appropriées.

ResiWay - RE accueil

Des informations résilientes : la technologie au service de l’organisation humaine, et non le contraire

Enfin, ne perdons pas de vue que l’objectif de la transmission des informations est avant tout de servir l’Humain. À l’image de la prise de conscience de la dépendance de nos villes aux énergies fossiles, nous devons penser notre autonomie face aux outils numériques afin que ceux-ci ne se substituent pas à la connaissance elle-même. Et si ce qui importe est l’accès aux données alors, plus que des disques durs, c’est le nombre de cerveaux humains détenteurs des savoirs qui fait la résilience de ces derniers. A quoi bon disposer d’un disque dur contenant tous les savoirs de l’humanité si l’on n’a pas d’ordinateur pour les consulter ?
C’est pourquoi ResiWay se veut le relais des informations pratiques facilitant la transition écologique, à tester chez vous, à partager avec vos voisins, à expérimenter avec des acteurs de terrain. Sans oublier de revenir donner votre feedback sur ResiWay pour augmenter les Communs et en faire profiter le plus grand nombre !

Alors, bonne transition et à bientôt sur www.resiway.org
ou sur Facebook
Cédric et Isabelle Françoys – de Brabandere
ResiWay, un bel avenir pour l’Humain

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Un MOOC pour explorer de nouvelles façons de « faire ensemble »
Non classé
le 7 mars 2017
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Nous sommes de plus en plus nombreux à explorer de nouvelles façons de communiquer, de décider ensemble, de concilier l’épanouissement des personnes et des organisations, comme en témoigne le succès du livre « Reinventing Organizations » de Frédéric Laloux.

Et si le changement de nos modes d’organisation dans nos entreprises, dans nos associations, dans nos collectivités locales était un levier de transformation puissant vers un nouveau modèle de société ? Cela permettrait-il la résolution des grands défis du 21ème siècle ?

« Nous ne pourrons pas régler les problèmes auxquels nous sommes confrontés avec le même niveau de pensée que celui qui les a créés ». Albert Einstein

Pour soutenir tous ces explorateur.rice.s du “faire ensemble”, l’Université des Colibris ouvre ses portes à l’Université du Nous. Ensemble, ils lancent le 
MOOC « Gouvernance Partagée – Posture, Outils et Pratiques pour réinventer notre faire ensemble ».

“Il n’y a pas de solution miracle, mais des forces en marche. Créons les forces, les solutions suivront.” Antoine de Saint-Exupéry

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En s’appuyant sur l’expérience de l’Université du Nous et d’autres experts du “faire ensemble”, ce nouveau MOOC invite à un défi collectif : créer une vaste communauté auto-apprenante sur le thème de la gouvernance partagée. Sans ambition de donner LA solution qui marcherait dans tous les cas, il a été pensé pour soutenir chacun.e dans son envie d’agir et de faire sa part au travers :

  •    d’exercices pratiques questionnant les représentations actuelles et créant de nouvelles connaissances ;
  •    de supports pédagogiques pour découvrir des outils concrets à mettre en pratique ;
  •    de témoignages d’individus et d’études de cas d’organisations ;
  •    une mise en lumière des principes philosophiques pour des changements de paradigmes ;
  •    de groupes de pairs, forums, rencontres, webinaires pour se relier à d’autres explorateurs.rices.

Pour les curieux.se.s, novices, initié.e.s et pratiquant.e.s, en individuel ou en groupe, ce MOOC viendra répondre à différents contextes organisationnels.

Rejoignez le mouvement.

Inscrivez-vous !

Intervenants

Ceux qui apporteront leur regard sur certains grands aspects de la gouvernance partagée :

  •    Isabelle Desplats, Formatrice en qualité relationnelle et intelligence collective – Isabelle Desplats Formation
  •    Jean-Luc Christin, Facilitateur, Accompagnant et Superviseur – Alliance J
  •    Julien Berlusconi, Facilitateur du Facteur Humain – BIOM21
  •    Emmanuel Levard, Coach en développement relationnel et organisationnel – Ivolve
  •    Philippe Clément, Accompagnateur en démocratie coopérative – Stratégial
  •    Romain Vignes, Concepteur et animateur d’expériences apprenantes – Université du Nous
  •    Lydia Pizzoglio, Accompagnatrice à la Gouvernance Partagée – Université du Nous
  •    Laurent van Ditzhuyzen, Accompagnateur à la Gouvernance Partagée – Université du Nous
  •    Yannis Camus, Formateur / Consultant / Conférencier- Alter Ego

Et notre invité d’honneur
Frédéric Laloux, auteur de « Reinventing organizations », le livre phénomène – déjà plus de 100 000 exemplaires vendus dans le monde !


Qu’est-ce que Colibris ?

Colibris est une association fondée en 2007 par Pierre Rabhi, paysan et philosophe. L’association propose de participer à la création d’un projet de société écologique et solidaire, fondé sur la sobriété, l’autonomie et le partage. Colibris compte aujourd’hui plus de 150 collectifs locaux sur toute la France, 4 800 cotisants et près de 250 000 personnes qui se reconnaissent dans les valeurs de Colibris.

Dans le cadre de la campagne « le Chant des colibris », le mouvement Colibris lance plusieurs parcours pédagogiques pour aider les citoyens à s’approprier des propositions politiques qui sont discutées dans le cadre des élections. Colibris souhaite ainsi redonner à chacun son pouvoir de citoyen, en comprenant mieux les enjeux et des solutions potentielles. Découvrir le parcours “La démocratie contributive”.

www.colibris-lemouvement.org

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Œuvrer pour une transition écologiste et humaniste
Non classé
le 31 janvier 2017
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Suite à la décision de Transition Network ce printemps de se faire accompagner par la coopérative de l’Université du Nous pour une période de 3 ans dans l’évolution de sa gouvernance, nous – Dimitri, Laurent, Muriel et moi – sommes partis en mai dernier de l’autre côté de la Manche, à Bristol, à la rencontre du « staff » et du « board of trustees », découvrant alors ces acteurs de la transition. Mi-octobre, l’accompagnement se poursuit avec le projet de démarrer un Parcours Leader & Souteneur Coopératif, 3 jours de séminaire en Anglais, dans l’intention d’accompagner l’équipe de Transition Network à “s’accompagner elle-même”. Intention au centre de nos interventions, quand la raison d’être de la coopérative UdN souligne notre engagement collectif à développer dans les organisations la posture de coopération.

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L’objectif de ce premier séminaire est de créer au sein de Transition Network une organisation éphémère, travaillant en gouvernance partagée sur un vrai sujet, pour expérimenter concrètement les forces et les difficultés de la gouvernance partagée telle que l’Université du Nous la voit.

Nous portons auprès d’eux l’état d’esprit UdN : authenticité, écoute, souveraineté… Nous nous apercevons que ce qui peut être vu comme “l’obstacle de la langue” devient petit à petit un véritable cadeau : s’exprimer en anglais nous invite à la clarté et la concision, nous permettant d’affiner notre posture et de réduire nos interventions à leur substantifique moëlle, laissant place à l’expression des participant(e)s vivant alors pleinement cette expérience apprenante.

Apprentissage mutuel ! Avec agilité, notre équipe s’ajuste au fil de l’eau. Au cœur de notre petit “Nous”, nous nous soutenons, en appui sur nos compétences complémentaires et le respect partagé au sein du quatuor que nous formons. En accueillant nos difficultés et en les transmutant, nous donnons à voir et à vivre ce que nous avons de plus précieux, de mon point de vue : notre coopération en équipe d’animation.

Au fil des 3 jours, l’expérience se vit avec des temps forts et des découvertes pour Transition Network : exercice sensoriel du “chœur et héros”, élection sans candidat du 1er lien de l’organisation, soirée musicale du “cercle d’orchestre”… « Depuis plus de 10 ans que nous œuvrons ensemble, nous n’avions jamais passé une soirée à jouer de la musique, c’est magique ! ». Ces 3 jours renforcent la confiance accordée à l’UdN. Comme le dit Rob Hopkins dans une courte interview à la sortie, « je suis très reconnaissant à l’UdN pour ce qu’elle apporte à Transition Network, notammeRob-Hopkins-credit-Stephen-Prior-607x337nt via la facilitation et la profondeur des partages ».

Cet accompagnement à une saveur particulière pour l’Université du Nous. Au-delà de notre cœur d’action commun – œuvrer pour une transition vers plus d’humanité -, nous savourons notre sensibilité similaire quant au travail avec le corps, le cœur et l’esprit. Cette prise en compte de l’entièreté de la personne, ajoutée à la simplicité dans nos relations vont, je pense, nous permettre d’aller plus loin encore. Nous goûtons bien sûr avec intérêt nos différences, nos singularités. Nous tentons de prendre du recul pour observer nos deux organisations s’enrichir mutuellement.

Prochain rdv fin février/début mars pour l’épisode 2 du Parcours.
Dans le train qui nous ramène à Londres, nous touchons une joie profonde, portés par l’intuition que le travail réalisé avec le réseau Transition Network aura un essaimage large, telle une contamination positive auprès des milliers d’initiatives de transition locales de par le Monde…
Je vis cette expérience comme un réel partenariat du coeur, offrant le meilleur de ce que je peux apporter au travers de l’UdN.

Guillaume Dorvaux, 1er lien de la Coopérative UdN

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Coopérer à distance avec le numérique : même pas peur !
UdN
le 30 janvier 2017
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La transition est en marche. De nombreux acteurs repensent, expérimentent, relient les alternatives d’un monde en pleine transformation. Ces chercheurs explorent, souvent dans leur coin ou en petits groupes des solutions à des problèmes partagés. Gouvernances à ré-inventer, éducations plus émancipatrices, production responsable, sociétés plus conviviales et équitables… : les chantiers sont vastes et souvent interconnectés.
Pourtant, si nous sommes forts pour collaborer en présence, avec un petit groupe proche géographiquement…, autant le soufflet retombe lorsque le groupe se sépare.
Face à ce constat, il nous faut penser la collaboration à distance mais aussi avec un grand nombre de personnes. Les chantiers qui nous animent demandent que ses artisans soient en lien et maitrisent les outils pour faire commun. Pour qu’elles puissent s’inspirer les unes des autres, nos initiatives doivent être sincèrement partagées. Pour cela, il nous faut laisser des traces, sentiers que pourront reprendre les suivants. Il en va de notre efficience.
Dans ce cadre, les outils numériques peuvent servir pour amplifier les collaborations initiées en présence et aider à les faire perdurer à distance. Ils permettent aussi de créer des liens et passerelles entre de nombreux acteurs et chantiers qu’il serait illusoire de vouloir réunir dans un même lieu.

Au travers de quelques exemples, nous essaierons de montrer en quoi ces outils complètent les dynamiques présentielles.


Cartographier les expériences : le projet oasis des Colibris
En 2015, les Colibris ont relancé la dynamique Oasis (habiter autrement) en commençant par mettre à jour un inventaire participatif de ces lieux afin de faciliter les rencontres et les échanges. Nous en sommes aujourd’hui à 388 lieux qui s’ignoraient. Par le biais de formulaires, les oasis remplissent et mettent à jour leurs fiches. Cela génère une carte interactive ainsi qu’un moteur de recherche qui facilitent les échanges. (technologie utilisée yeswiki et son extension bazar)
idée techno : Cette technologie permet de cartographier des membres d’un réseau, des actions mais aussi des ressources.
idée anim : Cette étape est souvent la première d’une action collaborative, se reconnaitre, pouvoir échanger, se repérer.
CarteColibris

Un espace de co-écriture pour des réunions à distance
 : les CP des Colibris
Le Cercle de Pilotage (équivalent du bureau d’une association) des Colibris se rencontre trois à quatre fois par an en présence. Il est composé d’une dizaine de personnes. Afin de maintenir un lien entre deux regroupements, nous nous donnons rendez-vous tous les mercredi pour une heure d’échanges à distance. Nous utilisons Skype (logiciel de visioconférence) ou une conférence téléphonique. Nous activons également un pad (technologie utilisée framapad), espace de co-écriture qui a toujours la même structure : présents, tour de météo, rappel des décisions de la séance précédente, ordre du jour, rappel des décisions de la séance, tour de météo final. Les personnes qui ne peuvent être présents savent qu’ils pourront retrouver le compterendu sur cet espace.
idée techno  : il est préférable d’apprendre à utiliser cette technologie en présence afin de tous savoir l’utiliser à distance.
idée anim : l’espace peut servir, avant la réunion à co-élaborer l’ordre du jour, et il pourra servir suite à la réunion à co-rédiger le compterendu.
pad
Une décision par consentement à distance afin de célébrer en présence ; un CO
Extraordinaire des Colibris
Le Cercle d’Orientation (équivalent conseil d’administration) des Colibris utilise la décision par consentement. Les participants de ce cercle ont appris, en présence, les différentes étapes de ce processus. C’est ainsi que l’une des dernières décisions a été travaillée d’abord à distance avant de la finaliser en présence. 2 semaines avant le CO, la proposition était partagée par le biais d’un Google document non modifiable mais accessible sans login ni mot de passe à toutes les personnes qui en avaient le lien. Associé à cela, un espace de co-écriture (technologie utilisée framapad) a été créé pour permettre les étapes suivantes : durant la première semaine, les membres du CO pouvaient y déposer leurs questions de clarifications et partage de ressentis sur la proposition ; la semaine suivante, les clarifications ont été apportées, pour ensuite passer au tour d’objections argumentées directement dans le pad. Ceux qui le souhaitaient se sont alors mis à l’oeuvre pour lever ces objections. En présence, pendant le CO, nous avons vérifié que les clarifications apportées étaient bien comprises, que les objections posées à distance étaient bien levées et surtout qu’il n’y avait pas de nouvelles objections pour enfin célébrer la décision et trinquer (ce qui ne peut pas encore se faire à distance et c’est tant mieux 😉
idée techno : quand les processus sont bien partagés et intégrés par un groupe, il est souvent facile de les transposer sur des outils numériques bricolés. Nous aurions pu utiliser des logiciels dédiés type Loomio ou Framavox mais quand un outil simple fait l’affaire, inutile de chercher plus complexe !
idée anim : il est bon de pouvoir retrouver une documentation du processus, pour les nouveaux dans le groupe afin qu’ils puissent comprendre les étapes de la méthodologie. Enfin, bien vérifier que personne ne reste sur la touche : s‘il y a quelques personnes non connectées, il conviendrait de les inclure avec des modalités singulières.

La correction d’un dossier
difficile avec une équipe aux quatre coins de l’Europe
Fin 2014, nous (équipe Outils-Réseaux) devions rendre les productions d’un gros projet européen… des centaines de pages à relire, corriger, homogénéiser… En bref, un travail de fourmis à enclencher et guère passionnant au demeurant ! Nous n’arrivions pas à avancer sur ce chantier seul, chacun de son côté. Nous nous sommes donc donnés rendez-vous pour un après midi entier : chacun dans son coin d’Europe, nous sommes tous branchés sur Hangout pour nous voir, créer de la convivialité, avec une playlist musicale collaborative via Deezup en toile de fond. Résultat, nous avons passé 4 heures à partager nos musiques préférées, à rire et papoter mais aussi à accomplir notre mission en achevant cette laborieuse correction des contenus déposés sur un Wiki.
idée techno : il y a maintenant plein de petits services web qui font à peu prêt ce que vous voulez (vidéo, musique, diaporama, carte mentale…). Il suffit de savoir ce que vous souhaitez faire et la solution existe certainement.
idée anim : l’idée des « chantiers chinois«  (petite action réalisée par plein de personnes en même temps) permet souvent de ressentir la « puissance » collective d’un groupe. Ils peuvent être utilisés pour apprendre à faire rapidement du commun partagé (webographie, documentations croisées, photothèque…).


Zoom techno :
 

  • Le pad, outil de co-écriture par excellence : grâce à Framapad vous pouvez créer un espace de co-écriture, vous transmettez l’adresse à vos complices et hop, toutes les personnes connectées écrirons avec chacune une couleur différente. Vous pourrez commenter le document, l’exporter ensuite vers plein de formats différents. Finis les mails avec les pièces jointes qui se téléscopent, créant de l’infobésité, les problèmes de version et accessoirement une grosse consommation énergétique car vos pièces jointes seront toutes stockées sur tous les serveurs mails des destinataires…
  • Le mur de petits papiers collants de couleurs que l’on peut bouger car ils se recollent  : nos animations sont souvent outillées avec des post-it, et bien, il existe des services web qui permettent de faire exactement la même chose mais à distance : Framemo ou Padlet permettent de continuer un travail initié lors d’un regroupement, de suivre l’avancée d’un chantier, de poursuivre une tempête de cerveaux…
  • La conférence téléphonique gratuite : si vous cherchez ces mots dans un moteur de recherche, vous allez accéder à de nombreux services qui vous permettrons de vous retrouver, à distance, pour échanger. Vous obtiendrez un numéro de téléphone ainsi qu’un code de salon qu’il suffira de transmettre à vos convives qui, à l’heure dite se retrouverons pour échanger. Conseil si vous n’avez jamais essayé : commencez par un petit groupe qui se connait, ayez un ordre du jour clair et partagé, pour une réunion courte séquencée par tranches de 25 min avec des pauses régulières, associez un pad afin de soutenir l’attention, et le tour est joué.

Zoom ressources : 

https://colibris.cc/oasis/wakka.php?wiki=BaOC une sélection d’outils avec liens pour les activer et tutoriels pour savoir s’en saisir.
http://www.pearltrees.com/t/construire-outils-cooperer/id8027454 pour aller plus loin, des outils en fonction d’usages clef retrouvés dans des groupes.
http://ebook.coop-tic.eu pour aller encore plus loin, une compilation de témoignages, outils, pratiques pour animer des projets collaboratifs, ce site permet aussi de générer des livres…
http://outils-reseaux.org/ManuelCooperation Trucs et astuces pour impulser de la coopération, petit guide à télécharger.

Et parce que c’est mie
Capture d’écran 2017-01-30 à 23.38.16ux de se retrouver pour en causer : les Rencontres Moustic (Mise en Oeuvre des Usages Sociaux et Sociétaux des Technologies de l’Information et de la Communication) 2017 : 29 au 31 mars à Montpellier –  “Agir collectivement à l’ère du numérique”. Pour en savoir plus.

Laurent Marseault, Secoueur de Cocotiers, un des géniteurs d’Outils-Réseaux et membre du cercle de pilotage de Colibris, et Louise Didier, Quincaillère et membre de l’équipe opérationnelle Colibris.
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