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Quelles suites pour la communauté d’apprentissage  ?
UdN
le 22 décembre 2017
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Nous sommes en phase d’intégration, d’évaluation et de co-création des suites du MOOC. Pour cela, nous analysons les formulaires, réalisons des entretiens auprès des participants du MOOC (notamment grâce à l’action déterminée de la promotion du Parcours LSC#6) ou de nos partenaires. Ces résultats et les suites imaginées seront partagées prochainement et lancerons un cycle de rencontres/conférences/webinaires pour en construire les contours avec les forces vives de notre communauté.

En effet, l’année 2018 sera consacrée à la co-construction des fondations (identité, gouvernance,  modèle économique, ingénierie pédagogique, modalités d’animation, outils numériques…) et à la co-production d’activités pour faire vivre cette communauté émergente à travers notamment des webinaires, des rencontres et des événements, une production de contenus d’approfondissement… etc.

Une fois qu’elle sera structurée, outillée, autonome et vivante, nous pourrons nous lancer ensemble dans un cycle d’élargissement de celle-ci.

Ce nouveau cycle débutera en janvier 2019, par le lancement d’une version revisitée du MOOC Gouvernance Partagée avec Colibris. Il sera allégé afin de pouvoir toucher le plus grand monde et permettre une porte d’entrée plus large à tous ceux qui souhaitent intégrer la communauté apprenante du Faire Ensemble.

En attendant, voici quelques images « bêtisiers » de l’édition 2017 de notre MOOC. A savourer !

Et pour ceux qui n’auraient pas accès à la plateforme du MOOC précédent, quelques vidéos et outils pédagogiques sur le Consentement. C’est cadeau ! 😉

• Les 3 étapes du consentement
• Film de simulation d’une décision par consentement
• Vidéo La philosophie du consentement
• La fiche interactive Gestion par Consentement
• La fiche pédagogique en FR et GB

Capture d’écran 2017-12-22 à 23.25.55

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De la résilience des informations
La forêt qui pousse
le 22 décembre 2017
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RW-logo_Haute_ResolutionEn partenariat avec l’Université du Nous, l’association ResiWay sensibilise à la résilience des informations facilitant la Transition écologique et l’Agir ensemble. Elle propose des solutions pour que les savoirs de qualité soient durables, connus d’un large public et ne soient pas perdus en cas de blackout ou d’effondrement.

Un peu d’histoire

De la numérisation des communications…
Dans les années 1960, quand le département de la Défense des Etats-Unis commandita la réalisation du projet ARPAnet – communément considéré comme l’ancêtre d’Internet –, sa volonté était de mettre en place un réseau de communication à la fois rapide et robuste. Un des objectifs était alors que ce réseau devait rester opérationnel même dans l’éventualité de la destruction de 90 % de son infrastructure : un bel exemple technologique de résilience. Cinquante ans plus tard, tant la quantité de serveurs que le nombre d’utilisateurs et l’importance économique de ce qu’est devenu Internet ont considérablement augmenté. Au point que de nombreuses personnes considèrent que l’humanité est entrée dans un nouvel âge : l’ère numérique.

…  à celle des informations
Au sens large, une information est une donnée permettant à l’individu de se construire une représentation du monde et d’interagir avec celui-ci de manière appropriée. Une information peut donc être véhiculée de différentes façons, mais quelle que soit sa forme (connexions neuronales, voix, texte, ondes électromagnétiques, flux binaire, …), elle implique nécessairement un codage et un protocole définissant les règles de la transmission. Des concepts très faciles à manipuler pour les ordinateurs, à condition que les informations soient stockées de manière numérique.
Ainsi, au XXIème siècle, c’est également l’usage d’Internet qui évolue. D’un media de communication, cet outil devient peu à peu un media de stockage des connaissances. Et les pronostics sur l’évolution des technologies laissent présager que dans un avenir poche, Internet pourrait bien détenir l’exclusivité de ce stockage.

Une confiance aveugle ?

Cependant, l’analyse du fonctionnement d’Internet met en évidence des faiblesses systémiques :
•    Moins de 1‰ des serveurs constituant Internet prennent en charge les fonctions de routage (guidant les données depuis le client pour atteindre le serveur) et de DNS (traduisant les noms de domaine en adresses IP). Il suffirait que ceux-ci ne répondent plus pour rendre inaccessible la quasi-totalité des informations hébergées sur le réseau.
•    Le nombre d’utilisateurs et d’appareils connectés, et donc de données à transférer, suit une progression géométrique. Une incapacité technologique à suivre ce rythme impliquerait un ralentissement global de l’accès aux données.
•    La consommation énergétique d’Internet suit également une courbe exponentielle. Une insuffisance dans la production électrique alimentant les serveurs ou les appareils permettant de s’y connecter signifierait une indisponibilité à répétition des informations.
•    Tant les contenus que les applications de diffusion évoluent en permanence. Au point que la durée de vie moyenne d’un lien sur Internet – c’est-à-dire le temps durant lequel une ressource est effectivement accessible via un lien renseigné depuis une page web – n’est actuellement que de 1.132 jours (soit environ 3 ans).

Il semble donc difficile de garantir que notre patrimoine, ainsi numérisé, restera toujours disponible. L’exemple d’Ekopedia illustre bien ce propos. Cette encyclopédie de l’écologie, forte de plusieurs milliers de pages d’informations pratiques issues de la contribution de près de 6000 participants a bien failli disparaître définitivement.

information resilience
Des outils numériques résilients

Mais même s’il n’apparaît pas comme un média durable sous sa forma actuelle, Internet n’en reste pas moins un réseau d’échange mondial qui présente un formidable potentiel pour aider les humains à s’organiser et à les mener « vers un bel avenir ».
Dans cette perspective, la façon dont on l’utilise importe sans doute davantage que le media lui-même. C’est dans cet esprit que l’association ResiWay propose des outils de partage d’information dont l’usage pourrait être qualifié de « résilient » :

Duplicable

L’outil doit pouvoir être intégralement copié. C’est-à-dire que les informations qu’il contient doivent être libres, consultables par tous (anonymement ou non) et publiées avec des droits d’auteur permettant leur libre diffusion.
Ubiquitaire
Il doit être accessible à plusieurs endroits et permettre des opérations de sauvegardes afin de pouvoir en conserver des copies.
Trans-médiatique
Les informations qu’il héberge doivent être indépendantes de celui-ci et être disponibles sous une variété de médias (application en ligne, logiciel applicatif sans connexion à Internet, version papier).

Ces caractéristiques, détaillées dans la « charte pour une plateforme résiliente », sont communes aux outils supportés par l’association RésiWay (AISBL) au sein de la plateforme collaborative qu’elle propose :
•   ResiLib, une bibliothèque multilingue de documents open source pour la diffusion et la réappropriation des savoir-faire. On y trouve notamment des PDF de l’Université du Nous (La gestion par consentement ou Les 6 chapeaux d’Edward de Bono)
•   ResiExchange, un outil d’échange d’informations sur les thèmes de la transition, la Permaculture, le Faire-ensemble. Parmi les questions posées, il y a par exemple celle d’un participant qui cherche des professeurs formés aux outils de coopération (par ex. à l’UdN).
•   Ekopedia, une encyclopédie alternative écrite coopérativement dont l’objectif est de proposer des connaissances pratiques, des éléments nouveaux d’économie, et des techniques et technologies appropriées.

ResiWay - RE accueil

Des informations résilientes : la technologie au service de l’organisation humaine, et non le contraire

Enfin, ne perdons pas de vue que l’objectif de la transmission des informations est avant tout de servir l’Humain. À l’image de la prise de conscience de la dépendance de nos villes aux énergies fossiles, nous devons penser notre autonomie face aux outils numériques afin que ceux-ci ne se substituent pas à la connaissance elle-même. Et si ce qui importe est l’accès aux données alors, plus que des disques durs, c’est le nombre de cerveaux humains détenteurs des savoirs qui fait la résilience de ces derniers. A quoi bon disposer d’un disque dur contenant tous les savoirs de l’humanité si l’on n’a pas d’ordinateur pour les consulter ?
C’est pourquoi ResiWay se veut le relais des informations pratiques facilitant la transition écologique, à tester chez vous, à partager avec vos voisins, à expérimenter avec des acteurs de terrain. Sans oublier de revenir donner votre feedback sur ResiWay pour augmenter les Communs et en faire profiter le plus grand nombre !

Alors, bonne transition et à bientôt sur www.resiway.org
ou sur Facebook
Cédric et Isabelle Françoys – de Brabandere
ResiWay, un bel avenir pour l’Humain

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Un MOOC pour explorer de nouvelles façons de « faire ensemble »
Non classé
le 7 mars 2017
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Nous sommes de plus en plus nombreux à explorer de nouvelles façons de communiquer, de décider ensemble, de concilier l’épanouissement des personnes et des organisations, comme en témoigne le succès du livre « Reinventing Organizations » de Frédéric Laloux.

Et si le changement de nos modes d’organisation dans nos entreprises, dans nos associations, dans nos collectivités locales était un levier de transformation puissant vers un nouveau modèle de société ? Cela permettrait-il la résolution des grands défis du 21ème siècle ?

« Nous ne pourrons pas régler les problèmes auxquels nous sommes confrontés avec le même niveau de pensée que celui qui les a créés ». Albert Einstein

Pour soutenir tous ces explorateur.rice.s du “faire ensemble”, l’Université des Colibris ouvre ses portes à l’Université du Nous. Ensemble, ils lancent le 
MOOC « Gouvernance Partagée – Posture, Outils et Pratiques pour réinventer notre faire ensemble ».

“Il n’y a pas de solution miracle, mais des forces en marche. Créons les forces, les solutions suivront.” Antoine de Saint-Exupéry

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En s’appuyant sur l’expérience de l’Université du Nous et d’autres experts du “faire ensemble”, ce nouveau MOOC invite à un défi collectif : créer une vaste communauté auto-apprenante sur le thème de la gouvernance partagée. Sans ambition de donner LA solution qui marcherait dans tous les cas, il a été pensé pour soutenir chacun.e dans son envie d’agir et de faire sa part au travers :

  •    d’exercices pratiques questionnant les représentations actuelles et créant de nouvelles connaissances ;
  •    de supports pédagogiques pour découvrir des outils concrets à mettre en pratique ;
  •    de témoignages d’individus et d’études de cas d’organisations ;
  •    une mise en lumière des principes philosophiques pour des changements de paradigmes ;
  •    de groupes de pairs, forums, rencontres, webinaires pour se relier à d’autres explorateurs.rices.

Pour les curieux.se.s, novices, initié.e.s et pratiquant.e.s, en individuel ou en groupe, ce MOOC viendra répondre à différents contextes organisationnels.

Rejoignez le mouvement.

Inscrivez-vous !

Intervenants

Ceux qui apporteront leur regard sur certains grands aspects de la gouvernance partagée :

  •    Isabelle Desplats, Formatrice en qualité relationnelle et intelligence collective – Isabelle Desplats Formation
  •    Jean-Luc Christin, Facilitateur, Accompagnant et Superviseur – Alliance J
  •    Julien Berlusconi, Facilitateur du Facteur Humain – BIOM21
  •    Emmanuel Levard, Coach en développement relationnel et organisationnel – Ivolve
  •    Philippe Clément, Accompagnateur en démocratie coopérative – Stratégial
  •    Romain Vignes, Concepteur et animateur d’expériences apprenantes – Université du Nous
  •    Lydia Pizzoglio, Accompagnatrice à la Gouvernance Partagée – Université du Nous
  •    Laurent van Ditzhuyzen, Accompagnateur à la Gouvernance Partagée – Université du Nous
  •    Yannis Camus, Formateur / Consultant / Conférencier- Alter Ego

Et notre invité d’honneur
Frédéric Laloux, auteur de « Reinventing organizations », le livre phénomène – déjà plus de 100 000 exemplaires vendus dans le monde !


Qu’est-ce que Colibris ?

Colibris est une association fondée en 2007 par Pierre Rabhi, paysan et philosophe. L’association propose de participer à la création d’un projet de société écologique et solidaire, fondé sur la sobriété, l’autonomie et le partage. Colibris compte aujourd’hui plus de 150 collectifs locaux sur toute la France, 4 800 cotisants et près de 250 000 personnes qui se reconnaissent dans les valeurs de Colibris.

Dans le cadre de la campagne « le Chant des colibris », le mouvement Colibris lance plusieurs parcours pédagogiques pour aider les citoyens à s’approprier des propositions politiques qui sont discutées dans le cadre des élections. Colibris souhaite ainsi redonner à chacun son pouvoir de citoyen, en comprenant mieux les enjeux et des solutions potentielles. Découvrir le parcours “La démocratie contributive”.

www.colibris-lemouvement.org

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Œuvrer pour une transition écologiste et humaniste
Non classé
le 31 janvier 2017
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Suite à la décision de Transition Network ce printemps de se faire accompagner par la coopérative de l’Université du Nous pour une période de 3 ans dans l’évolution de sa gouvernance, nous – Dimitri, Laurent, Muriel et moi – sommes partis en mai dernier de l’autre côté de la Manche, à Bristol, à la rencontre du « staff » et du « board of trustees », découvrant alors ces acteurs de la transition. Mi-octobre, l’accompagnement se poursuit avec le projet de démarrer un Parcours Leader & Souteneur Coopératif, 3 jours de séminaire en Anglais, dans l’intention d’accompagner l’équipe de Transition Network à “s’accompagner elle-même”. Intention au centre de nos interventions, quand la raison d’être de la coopérative UdN souligne notre engagement collectif à développer dans les organisations la posture de coopération.

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L’objectif de ce premier séminaire est de créer au sein de Transition Network une organisation éphémère, travaillant en gouvernance partagée sur un vrai sujet, pour expérimenter concrètement les forces et les difficultés de la gouvernance partagée telle que l’Université du Nous la voit.

Nous portons auprès d’eux l’état d’esprit UdN : authenticité, écoute, souveraineté… Nous nous apercevons que ce qui peut être vu comme “l’obstacle de la langue” devient petit à petit un véritable cadeau : s’exprimer en anglais nous invite à la clarté et la concision, nous permettant d’affiner notre posture et de réduire nos interventions à leur substantifique moëlle, laissant place à l’expression des participant(e)s vivant alors pleinement cette expérience apprenante.

Apprentissage mutuel ! Avec agilité, notre équipe s’ajuste au fil de l’eau. Au cœur de notre petit “Nous”, nous nous soutenons, en appui sur nos compétences complémentaires et le respect partagé au sein du quatuor que nous formons. En accueillant nos difficultés et en les transmutant, nous donnons à voir et à vivre ce que nous avons de plus précieux, de mon point de vue : notre coopération en équipe d’animation.

Au fil des 3 jours, l’expérience se vit avec des temps forts et des découvertes pour Transition Network : exercice sensoriel du “chœur et héros”, élection sans candidat du 1er lien de l’organisation, soirée musicale du “cercle d’orchestre”… « Depuis plus de 10 ans que nous œuvrons ensemble, nous n’avions jamais passé une soirée à jouer de la musique, c’est magique ! ». Ces 3 jours renforcent la confiance accordée à l’UdN. Comme le dit Rob Hopkins dans une courte interview à la sortie, « je suis très reconnaissant à l’UdN pour ce qu’elle apporte à Transition Network, notammeRob-Hopkins-credit-Stephen-Prior-607x337nt via la facilitation et la profondeur des partages ».

Cet accompagnement à une saveur particulière pour l’Université du Nous. Au-delà de notre cœur d’action commun – œuvrer pour une transition vers plus d’humanité -, nous savourons notre sensibilité similaire quant au travail avec le corps, le cœur et l’esprit. Cette prise en compte de l’entièreté de la personne, ajoutée à la simplicité dans nos relations vont, je pense, nous permettre d’aller plus loin encore. Nous goûtons bien sûr avec intérêt nos différences, nos singularités. Nous tentons de prendre du recul pour observer nos deux organisations s’enrichir mutuellement.

Prochain rdv fin février/début mars pour l’épisode 2 du Parcours.
Dans le train qui nous ramène à Londres, nous touchons une joie profonde, portés par l’intuition que le travail réalisé avec le réseau Transition Network aura un essaimage large, telle une contamination positive auprès des milliers d’initiatives de transition locales de par le Monde…
Je vis cette expérience comme un réel partenariat du coeur, offrant le meilleur de ce que je peux apporter au travers de l’UdN.

Guillaume Dorvaux, 1er lien de la Coopérative UdN

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